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Technique expliquée

60, 120 ou 144 Hz : comprendre le taux de rafraîchissement

Mis à jour le 31 mai 2026 · Lecture ≈ 5 min

« 60 Hz », « 120 Hz », « 144 Hz »… Ces chiffres s’affichent partout sur les fiches techniques des téléviseurs et des moniteurs, souvent présentés comme un argument massue. Mais que mesurent-ils réellement, et surtout : en avez-vous besoin ? Faisons le tri, calmement.

Le hertz, qu’est-ce que ça mesure ?

Le taux de rafraîchissement, exprimé en hertz (Hz), indique combien de fois par seconde votre écran redessine entièrement l’image. Un écran 60 Hz se rafraîchit 60 fois par seconde, un 120 Hz deux fois plus souvent, un 144 Hz un peu au-delà.

Plus ce chiffre est élevé, plus l’écran peut afficher d’images distinctes en une seconde, et plus le mouvement paraît fluide et net. Sur une image fixe — une photo, une page de texte — cela ne change rigoureusement rien. C’est dans le mouvement, et uniquement là, que la différence se révèle.

fps et Hz : deux choses à ne pas confondre

On mélange souvent le taux de rafraîchissement avec le nombre d’images par seconde (les fps, pour frames per second). Pourtant, ce sont deux maillons distincts d’une même chaîne :

Les deux doivent aller de pair. Un moniteur 144 Hz alimenté par un jeu qui ne tourne qu’à 30 fps ne paraîtra pas plus fluide : c’est la source qui bride. À l’inverse, un jeu à 120 fps sur un écran 60 Hz verra la moitié de ses images « perdues ». Le maillon le plus faible impose sa limite — d’où l’importance d’accorder les deux.

Fluidité et netteté du mouvement

Un taux élevé apporte deux bénéfices concrets. D’abord la fluidité : un panoramique, un travelling ou un déplacement rapide paraissent plus doux, moins saccadés. Ensuite la netteté en mouvement : sur beaucoup d’écrans, un objet qui se déplace vite devient légèrement flou, et rafraîchir l’image plus souvent réduit cette traînée en gardant les contours lisibles.

Attention toutefois : un film de cinéma est généralement tourné à 24 images par seconde. Le diffuser sur un écran 120 Hz ne le rend pas magiquement plus fluide — le téléviseur affiche simplement chaque image plusieurs fois. Certains proposent une interpolation, qui fabrique des images intermédiaires, mais elle peut donner ce fameux « effet caméscope » que tout le monde n’apprécie pas.

Qui en profite vraiment ?

Soyons honnêtes : tout le monde n’a pas besoin de 144 Hz.

Si vous jouez sur console ou sur PC, notre guide TV ou moniteur pour jouer vous aidera à choisir le bon type d’écran.

60, 120 ou 144 Hz : comment trancher ?

Ces valeurs élevées sont la signature des écrans taillés pour le jeu, comme nos moniteurs gaming. Pour aller plus loin, le choix d’un moniteur gaming repose d’ailleurs sur d’autres critères que le seul rafraîchissement.

Le VRR : quand l’écran s’adapte à la source

Dans un jeu, le nombre de fps varie sans cesse selon l’intensité des scènes. Quand l’écran et la source ne sont plus synchronisés, des cassures d’image (le tearing) ou des saccades peuvent apparaître. C’est là qu’intervient le VRR (Variable Refresh Rate, ou taux de rafraîchissement variable) : l’écran ajuste en temps réel sa cadence sur celle de la source, pour un rendu fluide et sans déchirure. Vous croiserez ce principe sous les noms de FreeSync, G-Sync ou tout simplement VRR.

Le VRR fait souvent partie des apports du HDMI 2.1. Pour en tirer parti, il faut là encore que l’écran et la source le prennent tous les deux en charge.

En résumé

Le taux de rafraîchissement est un vrai plus, à condition de savoir pourquoi vous en voulez. Pour regarder la télévision et des films, 60 Hz suffit amplement ; pour jouer, viser 120 Hz sur console ou 144 Hz sur PC change réellement l’expérience. Le secret tient en un mot : la cohérence. Accordez la source, l’écran et, si possible, le VRR, et la fluidité suivra naturellement.